Concrètement, la mode éthique, qu’est-ce que c’est ?

Concrètement, la mode éthique, qu’est-ce que c’est ?

      La mode conventionnelle a pratiquement disparue (2 collections : printemps/été et automne/hiver), cannibalisée par la Fast-Fashion (jusqu’à 40 collections/an). En réaction à cette surconsommation, une nouvelle tendance de mode a émergé, calquant ses principes sur : le développement durable, l’agriculture raisonnée et la responsabilité sociale et environnementale.

     La mode durable permet de répondre au besoin de chacun, en évitant de gaspiller les ressources, en permettant de s’adapter au changement climatique et en veillant à ce que les futures générations puissent en faire autant. La mode raisonnée souhaite mettre fin au précepte de la surproduction. L’éthique, consiste à s’interroger sur la provenance des produits, leur élaboration, les moyens mis en œuvre pour leur transformation, leur distribution, les conditions dans lesquelles chacune de ces étapes ont été réalisées. Ce questionnement vise à prendre en compte les aspects travail, social, environnemental, sur l’ensemble de la chaîne de valeur (de la récolte de la matière première jusqu’à la vente du produit fini) pour s’inscrire dans une démarche plus humaine. En résumé, la mode éthique cherche à appréhender l’ensemble des facteurs pour fournir au consommateur ce qu’il y a de plus juste.

 

    Pour de nombreux acteurs de la filière, la mode éthique est une réponse aux nouvelles façons de consommer, voire un état d’esprit fondé sur des achats responsables et réfléchis (par opposition aux achats compulsifs).

Principales valeurs et caractéristiques de la mode éthique (Source : Sloweare) :

  • La transparence: valeur fondamentale de la mode éthique. La traçabilité est fondamentale pour pouvoir retracer la vie du produit de son élaboration à sa commercialisation.
  • Le commerce équitable : Son objectif initial est de parvenir à l’équilibre le plus juste d’un point de vue commercial, entre pays industrialisés et pays en développement. Il évolue naturellement avec la prise en compte des préoccupations éthiques, sociales et environnementales pour que les travailleurs bénéficient de conditions de travail décentes garanties, de formations et participent au soutien de savoir-faire et de traditions ancestrales. Le droit des femmes et des enfants sont aussi au cœur des enjeux du commerce équitable.
  • L’économie sociale et solidaire: son but est de concilier l’équité sociale et performances économiques en y intégrant une dimension solidaire.
  • L’économie collaborative: elle permet la mise en commun de ressources, de moyens, d’outils, d’espaces et de savoir-faire sous forme de réseau communautaire. On l’appelle différemment selon les domaines ou la valeur qu’elle génère : économie du partage, économie circulaire, économie des solutions, économie pair-à-pair…
  • Le Made in Europe, le Made in France, le commerce local, les Savoir-faire: soutenir la fabrication française et européenne, afin de favoriser l’emploi et l’économie locale, valoriser les savoir-faire des artisans, réduire l’impact écologique des transports.
  • La culture biologique: bannir les OGM, les produits chimiques (comme les pesticides ou les dérivés du pétrole) ; utiliser les ressources naturelles de manière raisonnée (économies d’eau et d’énergie) sont au cœur de la démarche.
  • Les fibres naturelles: l’utilisation des matières naturelles, produites durablement. On ne tient pas seulement compte de la qualité de la matière première, mais également du filage du textile, de la teinture, de la confection.
  • Fait-main
  • Ecologie: mise en œuvre de procédés de revalorisation (chutes de production, déchets), traitements des déchets (eaux usées, défauts de fabrication, emballages), réduction de la consommation (eau, énergie), utilisation d’énergies renouvelables.
  • Recyclage: de gros progrès ont été réalisés dans le recyclage de matières dédiées à l’industrie vestimentaire. En effet, certaines fibres recyclées (même synthétiques) peuvent avoir un impact écologique moins important que certaines fibres naturelles.
  • L’upcycling: c’est le réemploi de vêtements que l’on transforme pour les remettre au goût du jour afin d’éviter le gaspillage.
  • Zéro déchet: cette démarche peut prendre différents aspects : utiliser des textiles usagés à d’autres fins (isolation, rembourrage de sièges automobiles, etc.), détourner un produit usagé pour créer un vêtement (SoleRebels, qui transforme des pneus en chaussures), et toute démarche permettant de réduire le gaspillage.
  • Vegan: c’est un prolongement du mouvement végétarien dans l’alimentation, qui prône la réduction, voire le non-emploi de fibres organiques ou de tissus d’origine animale.
  • Le marché du vintage et de la seconde main: il a de multiples avantages : offrir une seconde vie à des pièces qui ne sont pas ou plus portées, trouver des pièces différentes des tendances proposées par les enseignes ; favoriser l’économie circulaire, l’économie solidaire, contribuer au zéro déchet.

 

Les enjeux de la mode responsable sont donc multiples : lutter contre les inégalités, développer l’information sociale et environnementale, soutenir les bonnes pratiques sociales et environnementales dans l’entreprise, …

 

Pour finir, la mode éthique repose sur l’équilibre parfait entre 3 variables :

 

 

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